Graphisme et alignement

Quand un graphiste cherche à donner une forme fonctionnelle et esthétique à un message, il doit mobiliser un certain nombre d’outils visuels parmi lesquels je compte l’alignement, et ce en bonne place.

Pourtant il me semble que cette notion graphique doit être traitée avec une certaine maturité. Ainsi, je vais vous présenter une liste qui illustre les trois stades de l’évolution d’un graphiste selon sont rapport avec la notion d’alignement.

1. Le chaos

Ce stade est le premier et c’est celui du graphiste débutant qui découvre un monde qui lui échappe totalement et n’a pas encore pris conscience du rôle fonctionnel et esthétique de l’alignement dans la mise en page.

2. Le systématisme

Ce second stade est celui de l’usage débridé de l’alignement. Le graphiste vient de découvrir l’alignement et aligne tout sur tout. Il est dans l’illusion qui va ainsi résoudre tous les problèmes esthétiques et fonctionnels de la mise en page. A mon sens, celui qui reste trop longtemps à ce stade de l’évolution manifeste par là une forme de psychorigidité et une incapacité à surprendre le lecteur.

3. La maturité

A mon sens la maturité d’un graphiste survient quand il utilise l’alignement comme un outil parmi d’autres pour structurer et rythmer ses productions et quand il arrive à induire des déséquilibres et des tensions nécessaires dans ses mise en pages pour que la structure ne soit pas une prison pour le message.